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Territoire Aménagement Données

2017-2018 : la métropole Aix-Marseille-Provence, Faire de l’eau une ressource pour l’aménagement

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publié le 9 août 2017 (modifié le 3 juillet 2019)

La DREAL PACA, la DDTM des Bouches-du-Rhône, et l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, délégation régionale de Marseille, ont proposé cette année de mettre en place un atelier des territoires avec la métropole Aix Marseille Provence sur un thème d’actualité : "Rendre les villes perméables : les gains pour la gestion de l’eau et l’aménagement du territoire sur la métropole Aix Marseille Provence"

Il s’agit, à partir d’une disposition du SDAGE Rhône-Méditerranée qui ambitionne de freiner l’imperméabilisation des sols, de voir comment traiter cette question à l’échelle de la métropole nouvellement constituée, en la liant à d’autres dimensions (renaturation et mise en valeur de cours d’eaux ou de zones humides, amélioration du cadre de vie urbain, etc), en permettant de renforcer le lien entre eau et aménagement, dans l’objectif de renouveler le modèle de la ville perméable en milieu méditerranéen.

Le groupement Agence Thierry MAYRAUD et le bureau d’études AScA nous accompagnent dans ce projet ambitieux, qui a pour objectif de définir une stratégie à l’échelle de la métropole Aix Marseille Provence, en appréhendant ce vaste territoire par le biais d’une étude approfondie sur 3 sites tests :

  • Aix-en-Provence,
  • Aubagne Géménos et
  • Coudoux.

Ces sites ont été sélectionnés pour être représentatifs de la diversité des cas présents sur le
territoire métropolitain. Ils apparaissent ainsi complémentaires pour aborder l’ensemble des problématiques à la gestion de l’eau pluviale.

L’atelier se déroule sur l’année 2018 :

A l’issue des premiers ateliers, un rapport portant sur les enjeux du territoire a été produit : Atelier des territoires AMP : Rapport d’étape séquence 1 (mai 2018) (format pdf - 21.8 Mo - 14/12/2018)

Celui-ci met en évidence trois enjeux d’attractivité territoriale autour du pluvial :

  • Enjeu 1 : La résilience et l’adaptation de la ville face au changement climatique
    Une doctrine technique moins centralisée et plus multifonctionnelle
  • Enjeu 2 : La valorisation des interstices et interfaces du tissu urbain par le développement d’un réseau d’espaces collectifs de proximité
    Associer techniques alternatives de gestion du pluvial et nouvelles fonctions urbaines (mobilités douces, nature en ville, …) : de l’espace résiduel à l’espace collectif
  • Enjeu 3 : Les « chemins de l’eau », patrimoine technique à la fois naturel et culturel pour mieux gérer les écoulements
    De l’hydraulique à la gestion d’un patrimoine fonctionnel
La réflexion sur la ville perméable rend positive la gestion de l’eau qui devient vecteur de qualité urbaine. L’eau devient ressource, elle enrichit les espaces verts, le sol, elle adoucit la température, elle apporte un bienfait à la ville…
La gestion des eaux apparaît comme un mode d’aménagement qui améliore la ville. Cela devient un concept partagé par tous : usagers, praticiens, politiques.

La deuxième phase de la démarche a permis de produire un rapport de propositions stratégiques pour aller vers l’opérationnel, à l’échelle de la métropole Aix-Marseille-Provence en partant des 3 sites-test. La finalisation de cet atelier s’est réalisée début 2019 par une proposition de feuille de route métropolitaine ainsi que trois schémas de référence pour les sites-test :

  • Feuille de route metropolitaine (format pdf - 18 Mo - 03/07/2019) Treize mesures phares sont proposées pour structurer une stratégie globale qui, considérées dans leur ensemble, en explicite la cohérence. Pour être mise en œuvre de manière effective, elles doivent s’appuyer sur des outils concrets, permettant aux acteurs concernés de se coordonner pour passer à l’action :
    - Une OAP thématique « Cycle de l’eau »
    - Identifier de nouvelles trames bleues dans la Trame Verte et Bleue
    - Un « guide-charte » de conception des espaces publics, de la gestion de l’eau et de la mobilité
    - Un modèle de carnet d’entretien
    - Une fabrique de l’eau dans la ville
  • Schéma de référence Aubagne-Gémenos (format pdf - 16.6 Mo - 03/07/2019) L’enjeu pour la gestion de l’eau pluviale repose pour beaucoup sur la désimperméabilisation des sols et des toitures. Pour ce faire, la rédaction d’un cahier de prescriptions pour les lots privés existants et à construire, sera essentielle pour améliorer la maîtrise du ruissellement et tendre vers une meilleure résilience climatique. Il existe tout un patrimoine de chemins de l’eau à ciel ouvert qu’il est important de considérer comme un véritable levier pour la transformation de la zone d’activité. Tout l’enjeu pour le projet urbain des « nouveaux Paluds » est alors de lier transversalement la gestion de l’eau pluviale à la programmation urbaine et architecturale, de superposer les usages pour créer des lieux multifonctionnels et pour répondre à une amélioration du cadre de vie, une diversification des mobilités et une mise en valeur du paysage. Le projet de l’eau pluviale devient ainsi un facteur de valorisation tout en renforçant le rôle économique de la zone d’activité.
  • Schéma référence Coudoux (format pdf - 12.1 Mo - 03/07/2019) Le projet peut être valorisé à plusieurs titres en élargissant le cadre de l’OAP sectorielle : Au titre du risque d’inondation, l’intégration du merlon dans le périmètre du projet permettra de prendre en considération la totalité du volume d’eau issus des trois axes d’écoulement et d’anticiper ainsi un éventuel débordement de l’eau sur l’autoroute A8. Au titre du cadre de vie et du paysage, la transformation du merlon en parc belvédère représente à l’échelle de l’écoquartier une valorisation d’une des vues principales. A l’échelle du village, le merlon est une opportunité pour Coudoux de créer un nouvel espace public mais surtout, il est l’occasion de retrouver une continuité du chemin du Poissonnier et retisser ainsi le lien à la rivière de l’Arc, qui existait avant la construction de l’autoroute. Enfin, cela a permis d’identifier tout un patrimoine technique méditerranéen lié à l’eau et issu du monde rural. Un des enjeux du projet sera sa capacité à réinterpréter ce savoir-faire ancestral par une intégration des programmes et usages urbains contemporains plus que par une muséification des éléments existants sur la parcelle.
  • Schéma de référence Aix-en-Provence (format pdf - 14.6 Mo - 03/07/2019) La gestion de l’eau pluviale est capable de s’adapter à toutes les échelles du projet urbain, du micro-projet des interstices/interfaces comme à la grande échelle d’un bassin versant. Elle est également apparue comme un levier pour répondre à tout un panel d’enjeux, qu’ils soient liés à un risque d’inondation, ou climatiques, économiques, environnementaux ou urbains…. D’autre part, la gestion de l’eau pluviale à ciel ouvert représente une opportunité à saisir pour diversifier et rendre accessibles des espaces existants aujourd’hui monofonctionnels, et concevoir des projets nouveaux dans lesquels l’eau peut s’intégrer de façon totalement transversale. Enfin, gestion de l’eau pluviale, simple et à ciel ouvert permet, du fait de son caractère gravitaire, transversal mais aussi universel en quelque sorte, d’être un véritable fil conducteur pour structurer une requalification urbaine de qualité, porteuse des enjeux de la ville de demain.

L’ensemble a été présenté aux participants à la démarche le 27 juin 2019 dans les locaux de la métropole au Pharo en séminaire de restitution (format pdf - 20.5 Mo - 03/07/2019)