Envoyer à un ami  Imprimer la page (ouverture nouvelle fenêtre)  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte  abonner rubrique  desabonner rubrique
Prévention des risques
 
 

Les plans de secours, une nécessité

 
 

Elaboration des plans de secours

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 1er septembre 2014

Quels que soient le nombre et l’efficacité des mesures de maîtrise des risques mises en place pour réduire la probabilité et la gravité des accidents, les industriels qui exploitent des établissements classés soumis à autorisation avec "Servitude d’utilité publique" (SEVESO Seuil Haut, telles que visées à l’article L. 515-8 du Code de l’environnement) ont l’obligation de prévoir la gestion des situations d’incident et d’accident : c’est l’un des 4 piliers de la maîtrise des risques.

Selon leur gravité, l’organisation et les moyens à mettre en œuvre sont définis par deux documents :
- le Plan d’Opération Interne (POI), dans lequel l’exploitant doit prévoir, sous sa responsabilité, la gestion des sinistres internes à l’établissement, de sorte qu’ils ne s’étendent pas (ces POI sont testés et mis à jour par l’exploitant au moins une fois tous les 3 ans),
- le Plan Particulier d’Intervention (PPI), sous la responsabilité du Préfet de département, et dans lequel sont prévus les moyens d’alerte et de gestion d’un sinistre susceptible d’aller au-delà des limites de l’établissement, dont notamment les mesures de protection des populations.

Évolution du contenu du PPI

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 1er septembre 2014

Les plans particuliers d’intervention ou PPI sont établis en vue de la protection des populations, des biens et de l’environnement, pour faire face aux risques particuliers liés à l’existence ou au fonctionnement d’ouvrages ou d’installations dont l’emprise est localisée et fixe. Ils mettent en œuvre les orientations de la politique de sécurité civile en matière de mobilisation de moyens d’information et d’alerte, d’exercice et d’entraînement. Un PPI constitue un volet des dispositions spécifiques du Plan ORSEC départemental.

La loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004 et ses textes d’application ont modifié la façon de prévoir les moyens de secours.
En 2007, un nouveau guide de rédaction des PPI a été publié. Il introduit une évolution des modalités de préparation de ces plans.



L’ancienne approche consistait à imaginer le pire accident pouvant survenir sur un établissement, et à prévoir les moyens opérationnels adaptés ainsi que leurs modalités de mise en œuvre. Or, les faits montrent que la plupart des accidents sont (heureusement) de moindre ampleur, et que leur gestion nécessite des moyens moindres mais gérés avec plus d’anticipation et de souplesse.
Aussi, la nouvelle approche se base sur les études de danger, qui identifient l’ensemble des phénomènes dangereux susceptibles de se produire dans un établissement. Les principaux phénomènes sont regroupés par type d’effet (toxique, thermique, surpression), et par niveau d’ampleur. L’analyse de ces phénomènes regroupés permet de définir un système d’aide à la décision destiné à mieux prévoir les interventions des services de secours, de façon proportionnée et modulée. Les moyens sont donc adaptés au type d’accident et à la partie de l’installation qui est mise en cause.
Cette nouvelle approche a par exemple été prévue dans le P.P.I. des établissements industriels de Martigues-Lavéra, où plusieurs scénarios d’accidents d’ampleurs et d’effets différents sont pris en compte.

Exercice de mise en œuvre des P.P.I

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 1er septembre 2014
L’apprentissage des réflexes opérationnels entre les différents acteurs du plan n’est possible que par la réalisation d’exercices. L’exercice P.P.I. vise, plus particulièrement dans le cadre d’un territoire donné déterminé par la présence d’un établissement, à tester et développer la culture de sécurité de la population (culture à transmettre lors des campagnes d’information préventive du public, destinées à faire connaître le danger, les mesures prises par l’exploitant et les bons reflexes à adopter par la population en cas de déclenchement de l’alerte). C’est par une association active des riverains à des exercices réguliers que les mesures prévues dans le P.P.I. trouvent tout leur sens, en particulier, les consignes individuelles de sécurité. Par transposition de la directive SEVESO, pour les P.P.I. des établissements SEVESO Seuil Haut, la périodicité des exercices obligatoires est de 3 ans maximum.

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 1er septembre 2014


Refroidissement des camions-citernes par brumisation