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Qualité de l’air

La pollution atmosphérique

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publié le 20 juin 2019

  Définition

L’air est un mélange constitué de 78 % d’azote, 21 % d’oxygène et 1 % de composés divers. Parmi ces 1 %, certains composés sont considérés comme des polluants lorsqu’ils présentent une gêne ou un risque pour la santé et l’environnement.

D’après le Conseil de l’Europe, « il y a pollution de l’air lorsque la présence d’une substance étrangère ou une variation importante de la proportion de ses constituants est susceptible de provoquer un effet nuisible, compte tenu des connaissances scientifiques du moment, ou de créer une gêne ».

On appelle ainsi pollution atmosphérique la présence dans l’air ambiant de substances émises par les activités humaines (trafic routier, activité industrielle, chauffage résidentiel…) ou issues de phénomènes naturels (éruptions volcaniques, sels marins…) pouvant avoir des effets sur la santé humaine ou, plus généralement, sur l’environnement.

  Sources de pollution

Tous les secteurs d’activité – industrie, transport, résidentiel, agriculture – contribuent à la pollution atmosphérique.

Les sources les plus fréquences résultent :

  • de la combustion (véhicules, chaudières industrielles et résidentielles, chauffage au bois, machines, brûlages de déchets végétaux…)
  • des émissions de poussières (exploitation carrières, activités agricoles, usure des routes, des pneus et des plaquettes de freins, envolements de poussières minérales…)
  • des fuites fugitives et des évaporations, notamment de composés organiques ou de carburants sur tous les sites industriels, mais également issus des réservoirs des véhicules et des chaudières.

  Épisode de pollution

On définit un épisode de pollution par une quantité trop élevée d’un ou de plusieurs polluants dans l’air, qui peuvent présenter un risque à court terme pour la santé et l’environnement. Ils dépassent alors les seuils réglementaires journaliers ou horaires.

Un épisode de pollution est étroitement lié :

  • aux conditions météorologiques : dans les situations stables où il y a peu ou pas de vent (conditions propices à l’accumulation de polluants et aux transformations chimiques de leurs composants) ; lorsque l’air froid plaque les polluants à proximité du sol en période hivernale (pics particules et oxydes d’azote) ; lorsqu’il fait chaud et ensoleillé en période estivale (conditions propices à la formation d’ozone et de particules fines secondaires) ;
  • à l’apport massif d’une pollution sous l’effet du vent ;
  • à l’augmentation saisonnière des émissions de polluants en lien avec certaines activités : agricoles (ammoniac), chauffage domestique…

Le nombre d’épisode de pollution peut ainsi varier de façon importante d’une année sur l’autre.

En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, les épisodes de pollution se produisant en saison estivale sont généralement dus à une concentration excessive d’ozone dans l’air en raison du fort ensoleillement, tandis que les épisodes de pollution se produisant en hiver sont dus à des concentrations élevées de particules fines, résultant notamment de la combustion de bois.