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Territoire Aménagement Données
 

Le projet ITER

Le projet international d’un réacteur expérimental thermonucléaire ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor).
 
 

Présentation

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publié le 14 mai 2010

Né en 1985 à l’initiative de l’ex-URSS et placé sous l’autorité de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) des Nations-Unies, le projet international ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) réunit aujourd’hui sept partenaires désireux d’atteindre cet objectif : les Etats-Unis, le Japon, la Corée du Sud, la Chine, la Russie, l’Inde et l’Union européenne. Le Brésil et la Suisse ont également déposé leur candidature pour participer au projet.

L’accord international ITER a été signé le 21 novembre 2006 à Paris.

L’implication de l’Union européenne

Des scientifiques européens travaillent depuis cinquante ans sur la fusion nucléaire. Leurs travaux sont aujourd’hui coordonnés par la Commission européenne et bénéficient des fonds du programme-cadre de recherche Euratom, complétés par les contributions des Etats membres et de la Suisse. Grâce à ce dispositif, les chercheurs européens ont mené à bien l’expérience la plus encourageante à ce jour en matière de fusion : JET (Joint European Torus) qui sert de base au projet ITER.

ITER et la France

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publié le 14 mai 2010

Le projet représente un intérêt majeur sur le plan du rayonnement scientifique de la recherche européenne et française.

L’engagement financier global de la France pour cette période de 10 ans, est au total de 895 millions d’euros financés comme suit :

  • 407 millions d’euros par les collectivités locales ,
  • 170 millions d’euros par le CEA ,
  • et 318 millions d’euros par l’Etat.

Les collectivités apportent en outre 60 millions d’euros pour des actions d’accompagnement ne faisant pas partie des engagements internationaux (construction d’un lycée international et la réalisation d’un itinéraire routier spécifique). Le projet créera environ 500 emplois directs pendant la phase de construction et 1000 pendant la phase d’exploitation.

Par ailleurs, le projet représente un intérêt majeur sur le plan du rayonnement scientifique de la recherche européenne et française, à travers notamment la présence d’une équipe d’environ 1 000 scientifiques de haut niveau sur le site de Cadarache. La conduite du projet ITER repose principalement en France sur :

  • la mission ITER-PACA, établie en novembre 2005. Elle est chargée principalement de la maîtrise du foncier, de la création d’une école internationale, de la réalisation de logements pour les personnels d’ITER, et de l’aménagement d’un itinéraire routier d’acheminement de charges exceptionnelles ;
  • l’agence ITER-France C’est agence technique et financière créée au sein du CEA, qui a pour mission de préparer le site et les abords, de préparer le dossier de sûreté, d’assurer la maîtrise d’ouvrage du démantèlement, de collecter les contributions de l’Etat et des collectivités territoriales ;
  • une structure scientifique chargée de mettre en place un programme national d’enseignement, de formation et de recherche en fusion magnétique. Cette mission associera des équipes du CEA, du CNRS et des Universités ;
  • le Haut Représentant de l’Etat pour la réalisation en France du projet ITER (HRFI). M. François d’Aubert a été nommé en novembre 2005. Son rôle est de coordonner la réalisation en France et d’assurer la représentation de la France auprès des membres d’ITER, de l’agence européenne et de l’agence internationale.

ITER et la région PACA

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publié le 14 mai 2010

Réussir l’implantation d’ITER en région PACA suppose :

  • d’offrir à la communauté scientifique un environnement attractif (logements, offre éducative, culturelle…) ;
  • d’intégrer l’équipement de manière harmonieuse dans son environnement ;
  • de mettre tout en oeuvre pour que, dans sa phase opérationnelle, cet équipement accompagne le développement universitaire, scientifique et économique régional.

1 400 emplois indirects devraient être créés dans la région PACA pendant la phase de construction et 2 400 pendant la phase d’exploitation.

Le choix de Cadarache

Le site de Cadarache près d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) abrite depuis 1959 un centre de recherche du Comissariat à l’Energie Atomique et mobilise aujourd’hui 4300 personnes.
Promu par le Conseil de l’UE comme site candidat européen pour accueillir le projet ITER, Cadarache est choisi par les 6 partenaires ITER le 28 juin 2005.
Le début de la phase de construction du réacteur est prévu pour 2007.

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