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Climat - Air - Energie

La situation de la géothermie en PACA

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publié le 28 octobre 2014 (modifié le 12 janvier 2015)

Historiquement peu exploitée en PACA, la géothermie constitue une énergie renouvelable au potentiel sous-exploité en région PACA, comme dans l’ensemble de l’hexagone. Cet état de fait est lié notamment à la difficulté pour les porteurs éventuels de projets géothermiques, d’accès et de compréhension des données existantes. Or, le contexte actuel représente une forte opportunité pour le développement des énergies renouvelables en général et de la géothermie.

La région ne possède pas d’aquifère profond bien identifié, tel que ceux des Bassins Parisien ou Aquitain (eaux dont la température atteint 50 à 70°) pour lesquels tout projet de géothermie a dès sa conception technique, une quasi certitude d’aboutir.

Toutefois, le contexte géologique et hydrogéologique régional permet aisément d’envisager un développement significatif de la géothermie basse à très basse énergie, comme en témoignent des opérations significatives réalisées principalement dans les années 1980 et 1990 (climatisation du Palais du Festival de Cannes, chauffage de bâtiments administratifs à Marseille, Nice, Cannes…).

Le SRCAE a fixé comme objectif de développement de cette filière à 200 MW en 2020 et 400 MW en 2030.

L’atlas des ressources géothermiques de la région PACA, réalisé par le BRGM dans le cadre d’une convention passée avec l’ADEME, regroupe les informations relatives à la géothermie dite « en nappe » (échanges de chaleur à partir d’eau prélevée et rejetée par forages en doublet) et à la géothermie dite « hors nappe » (échanges de chaleur à partir de sondes géothermiques verticales).

L’ensemble des acteurs de la filière peuvent maintenant accéder à l’atlas des ressources géothermiques en PACA.

Cet atlas doit être vu avant tout comme un outil d’information destiné à aider et orienter les prises de décisions concernant l’adoption de la géothermie comme source de chauffage et/ou de rafraîchissement de bâtiments.

L’Étude de potentiel régional - Géothermie (2013) réalisée par le BRGM ainsi que son atlas associé constitue le document de référence.

Les principaux enseignements de l’étude montrent que le potentiel mobilisable est très élevé. Ainsi, le potentiel mobilisable issu de la géothermie sur nappe s’élève à 15 600 GWh tandis que la géothermie sur sondes est de 22 400 GWh/an. Il existe des disparités d’un département à l’autre, en fonction non seulement de la composition du sous-sol mais aussi des contraintes de l’occupation de l’espace et de la demande énergétique sur le territoire concerné.

Lien vers le site de l’ORECA