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Prévention des risques

L’approche hydrogéomorphologique

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publié le 3 juillet 2012

La méthode retenue pour la délimitation des zones inondables est la méthode dite "hydrogéomorphologique" préconisée par le MEDDTL.

Elle donne une description de la plaine alluviale fonctionnelle des cours d’eau, façonnée par leurs crues successives, en délimitant les différentes structures morphodynamiques qui la compose.

Les espaces qu’elle identifie sont potentiellement inondables, en l’état naturel du cours d’eau, avec des intensités plus ou moins importantes suivant le type de zone décrite.

Pour en savoir plus : l’approche hydrogéomorphologique (format pdf - 3.7 Mo - 09/01/2012)

Les principales unités de la plaine alluviale fonctionnelle

L’impact des actions de l’homme sur la zone inondable :

L’Atlas des Zones Inondables apporte un premier niveau de connaissance des zones inondables en décrivant les zones potentiellement inondables en l’état naturel des cours d’eau.

Cependant, il ne prend pas en compte l’impact que peuvent avoir les actions de l’homme sur la zone inondable . Par exemple, l’extraction de matériaux par l’homme dans une rivière a pu entraîner des modifications fortes du niveau de son lit (incision), ce qui a des conséquences non négligeables sur l’emprise des zones potentiellement inondables.

La construction d’une digue, d’un remblai routier, la présence d’un pont, le recalibrage du lit dans une traversée urbaine, l’urbanisation, l’imperméabilisation des sols, etc… sont autant d’autres paramètres anthropiques qui peuvent minorer ou aggraver les zones potentiellement inondables décrites dans l’Atlas des Zones Inondables.

Les principaux ouvrages et remblais anthropiques pouvant jouer un rôle sur les écoulements sont identifiés dans les études des Atlas des Zones Inondables, mais leur impact sur le fonctionnement hydraulique naturel de la plaine n’est pas quantifié.

Ainsi, la connaissance qu’apporte l’Atlas des Zones Inondables, réalisé à une échelle du 1/25.000ème et publiée dans un but informatif, peut nécessiter d’être affinée pour prendre en compte les impacts de l’action humaine.

Une approche complémentaire, par modélisation hydraulique par exemple, peut être nécessaire pour qualifier de manière plus précise l’aléa, notamment sur des secteurs à enjeux importants (centres urbains,…).

C’est dans ce cadre par exemple que l’Etat élabore les Plans de Prévention des Risques d’Inondations (P.P.R.I.) qui ont un objectif de réglementation du droit du sol.

Cas particulier du fleuve Rhône :

Les zones inondables du Rhône, fleuve dont les écoulements ont fortement été modifiés par l’homme, n’ont pour le moment pas été étudiées par la méthode hydrogéomorphologique.

Les principales crues historiques du Rhône, à savoir celles de 1856 et de 2003, sont les informations retenues dans l’Atlas pour la connaissance des zones inondables.