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Prévention des risques

Ancienne exploitation de gypse de Saint Pierre les Martigues

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publié le 28 janvier 2011 (modifié le 18 janvier 2013)

Photo du site en 1985, en cours d'exploitation.Le hameau de SAINT PIERRE LES MARTIGUES a connu une exploitation souterraine de gypse. Le gisement d’une épaisseur d’environ 100 mètres s’étend d’ouest en est sur 3,5 kilomètres.

Les travaux d’extraction ont commencé en 1900 et se sont arrêtés en 1987.
Jusqu’en 1935, les extractions se faisaient par des puits qui étaient élargis dans la couche de gypse (méthode des bouteilles). Cette méthode artisanale est restée localisée dans le périmètre de l’ancienne usine. Les vides creusés par l’exploitation n’étaient pas comblés.

De 1935 à 1960, la technique d’extraction par chambres et piliers abandonnés fut mise en place avec une mécanisation vers les années 1950. 3 niveaux (aux cotes -14, -25 et -36 mètres NGF)ont été réalisés avec des piliers de 7mx7m sur une hauteur de 7 mètres. La hauteur de minerai laissée en place entre 2 niveaux, appelée la planche, est de 4 mètres.

A partir des années 1960, la hauteur entre 2 niveaux est portée à 10 mètres pour des piliers de même taille que précédemment.

En 1985, l’exploitation est déplacée à l’est de la route départementale 49, route de la Couronne, et s’effectue selon la même méthode avec des piliers résiduels de 40mx40m. Elle s’est arrêtée en 1989. A l’arrêt des travaux certains étages d’exploitation ont été remblayés.

L’exploitation n’avait pas été administrativement close avant 1993, elle est donc soumise depuis aux dispositions du livre V du Code de l’environnement.

Pendant la période d’extraction, des pompages d’eau permettaient de travailler hors d’eau, depuis 1989, ces pompages sont arrêtés et les différents niveaux sont noyés. Le niveau d’eau sera stabilisé autour de 2005, en attendant, un arrêté préfectoral oblige l’exploitant à surveiller la hauteur d’eau dans les galeries avant un éventuel débordement et à étudier toutes mesures utiles à cet effet.

Un procès verbal de récolement a été établi pour acter que l’exploitant LAFARGE PLATRES a exécuté les travaux de remise en état conformément aux prescriptions de l’arrêté préfectoral complémentaire pris pour la remise en état du site.

Cet acte administratif n’exonère pas l’ancien exploitant de toute action ultérieure sur la zone de travaux mais permet aux services de la direction départementale de l’équipement d’élaborer d’un plan de prévention des risques (PPR) opposable aux documents d’urbanisme. Ce PPR doit permettre de conserver la mémoire des zones de travaux et d’interdire la construction de nouveaux immeubles au dessus des terrains les plus sensibles.

Des phénomènes de tassement et des effondrements partiels se produisent sur tout le secteur des travaux. Les terrains appartenant à LAFARGE PLATRES, sont même clôturés pour éviter que des personnes non initiées aux risques pénètrent dans ces zones.

Une étude des mouvements de terrains qui peuvent découler de cette ancienne exploitation a été réalisée et validée par un expert. Elle sert de base à la rédaction du PPR. L’exploitant a l’obligation de surveiller les mouvements et d’intervenir pour réparer les préjudices de surface.